mardi 24 avril 2012

LITTLE PRINTER


Le studio Londonien Berg présente un nouvel objet, la Little Printer. Une imprimante thermique au format très réduit, connectée au Web sans fil. Celle-ci permet à son utilisateur d’imprimer les derniers titres d’actualités, des penses bêtes, des jeux...



Cette imprimante fonctionne grâce aux flux RSS et une application sur Smartphone. Un contenu est produit automatiquement en fonction des mises à jour de l’utilisateur; l’application propose différentes catégories à remplir ou sélectionner rapidement par l’utilisateur : jeux, rendez-vous...
Dès lors Little Printer met en page ce contenu et l’imprime aussitôt. Ainsi, les informations sont clairement lisibles et permet à l’utilisateur de se créer des notes pour la journée, ordonnées et utilisables rapidement. 
La mise en page et l’impression instantanée soulève le problème de la hiérarchisation de l’information. En effet ce mini-journal s’imprime sous forme de liste, ainsi toutes les informations se trouvent au même niveau, cette dernière n’est pas hiérarchisée; ainsi une grille de Sudoku sera aussi lisible que les réunions de la journée. Peut-être est-ce le reflet d’une journée linéaire qui s’écoule à la manière d’une liste, où tous les évènements ont leur importance. Faire un sudoku aurait-il moins de valeur qu’un rendez vous chez le coiffeur ?



Cette imprimante cubique, reste très simple d’utilisation de part sa technique d’impression thermique -l’utilisateur n’a pas à recharger celle ci de cartouche d’encre- mais aussi grâce à sa transportabilité. à tout moment, il est possible d’imprimer un contenu précis et ciblé, le partager, l’enrichir soi même au stylo, et aussi l’épingler rapidement au mur. 
Dans une société où le microscopique occupe une place prépondérante, notamment dans le développement des nouvelles technologies, la Little Printer y trouve toute sa place avec sa taille adaptée au support auquel elle se rattache.



Ainsi rester en lien direct avec le net, mais sur le support papier est possible ! La Little Printer très simple et rapide d’utilisation, vient comme le prolongement du Smartphone, comme un kit permettant de recevoir de l’information instantanément.
Peut-être est-ce le contre pied de l’édition imprimée qui aujourd’hui évolue vers le livre numérique. Ici cette imprimante propose un cheminement inverse, imprimer un contenu numérique sur papier. Il y a une réelle interaction entre le support papier et le téléphone portable. C’est ce rapport entre le numérique et papier qui questionne les éditions Volumiques (1) « une maison d’édition dédiée au livre en papier considérée comme une nouvelle plateforme informatique mais aussi un laboratoire de recherche sur le livre, le papier et leur rapport avec les nouvelles technologies. » (2) Le projet I Pirate, est un jeu interactif entre un jeu de plateau et le téléphone portable. Le téléphone devient un vaisseau naviguant sur les océans et en conservant la mémoire de ses exploits passés.

Finalement, cette micro imprimante devient un objet ludique à la croisée de la technologie et du support papier.

Marion Thébault, DSAA, LAAB Rennes Bréquigny, avril 2012.


(1) MINEUR (É), DUPLAT (B.), fondateurs des Éditions volumiques.

(2) MINEUR (É.), Citation (en ligne) disponible sur http://www.volumique.com/fr/








FRANCOIS BOLTANA






François Boltana, né en 1950 et mort en 1999 à Toulouse, est un calligraphe et créateur de caractères français. 
Celui-ci vécu la typographie à son instant probablement le plus décisif. En effet la France des années 1950 dans laquelle il naît connaît une période de renouveau typographique sous l’impulsion de personnalités comme Roger Excoffon, Adrian Frutiger ou encore Maximilien Vox. La typographie prend part désormais du quotidien, elle est présente dans le métro, les aéroports, la ville... Il y a désormais une réelle attention portée à celle-ci; la typographie est dorénavant sobre et fonctionnel, pour une reconnaissance immédiate et une lisibilité maximale.
Élève du Scriptorium de Toulouse à 18 ans, il publie ses premiers caractères dans la prestigieuse maison Hollenstein dès l’âge de 22 ans et son premier caractère international à 23 ans chez Letraset, le Stilla, qui incarne à lui tout seul le psychédélisme débridé des années 1970, en plein âge d’or de la photocomposition.
Ensuite, graphiste indépendant de 1975 à 1997, directeur artistique à partir de 1997, il poursuit une recherche approfondie, notamment sur la numérisation informatique de polices calligraphiques (Champion) alors que l’informatique n’en est qu’à ses débuts. Il est l’un des premiers créateurs de caractères à commercialiser directement ses œuvres.

Boltana, ou la révolution de la typographie numérique

François Boltana a ouvert la voie de la typographie moderne, alliant le geste calligraphique à une virtuosité technique et technologique. Il décode en 1989 la calligraphie de l’Anglais Joseph Champion et en propose l’année suivante une version complète et informatisée – c’est l’OpenType avant la lettre. En effet il a été un précurseur de l’OpenType, de la fonderie personnelle et indépendante, du souci de protéger son travail de créateur et d’auteur. Il fut aussi parmi les tout premiers créateurs de caractères à vendre directement ses polices de caractères, ouvrant la voie à la typographie indépendante telle que nous la connaissons aujourd’hui.



Il semblerait que François Boltana ait ouvert un sillon à travers les recherches de Mendoza ou Excoffon. Celui ci s’est imposé dans cette période de transition, entre cet âge d’or révolu et notre présent numérique.

«François Boltana incarne de façon singulière cette transition car il l’a abordée un peu par nécessité, un peu par accident, par passion, résolument, et non selon un dessein préconçu.» affirme Frank Adebiaye, auteur de François Boltana (1).  La typographie, Boltana l’a apprise et conçue par un sentiment d’urgence, guidé par un instinct d’un ébranlement inéluctable; très certainement, François Boltana a crée dans cette conviction que la typographie évoluait.


Cet instant décisif fait part de l’expérience fulgurante de la limite en typographie. À quel point la machine peut-elle imiter le mouvement de la main ? À quel point deux signes adjacents peuvent-ils se mêler l’un à l’autre, sans déroger aux règles de la lisibilité ? À quel point une création typographique peut-elle devenir une création personnelle ? Ce sont ces questions auxquelles se confronte Frank Adebiaye dans son ouvrage (1).
Boltana s’est lancé dans la typographie numérique, mû non par des considérations techniques, mais porté par une envie d’indépendance. C’est un fil conducteur, dans l’ensemble de son travail. 
On remarque, à l’image des autres pionniers de la typographie numérique (Emigre et Adobe), Boltana ne tombe pas dans une redite de l’écriture manuelle. Il a su introduire au contraire une forte dose de subjectivité et de sensibilité. C’est un typographe, formé à toutes les techniques de la calligraphie ayant su manier l’outil informatique. On constate en effet que la Stilla (sa typographie la plus connue) illustre ce double tranchant de part sa liberté de la graphie exprimée à travers l’outil informatique permettant notamment des pleins et déliés esthétiques.


On remarque que les problèmes que dut résoudre Boltana en son temps sont les nôtres aujourd’hui à commencer par le problème des licences et de la commercialisation des caractères typographiques au sein d’une structure indépendante.
François Boltana préfigure parmi les premiers à allier la maîtrise de la calligraphie à l’aisance technologique dans la plus grande tradition de la lettre latine.

Pour terminer, on constate que c’est avec justesse, précision et d’exactitude, que François Boltana transpose en courbes de Bézier une écriture agile et calligraphique. à travers l’outil informatique, Boltana n’a pas perdu son expressivité ni même sa virtuosité, mais la technologie lui a permis une plus grande liberté de création. 

Marion Thébault, DSAA, LAAB Rennes Bréquigny, avril 2012.

(1) François Boltana et la naissance de la typographie numérique par Franck Adebiaye et Suzanne CARDINAL aux édition Atelier Perrousseaux.




lundi 23 avril 2012

(RED), une identité visuelle engagée

(RED) est une entreprise créée par le chanteur Bono (U2) et le producteur et conseiller municipal Bobby Shriver en 2006. Son but est l'éveil des consciences sur l'épidémie de sida en Afrique ainsi que fournir un flux monétaire durable vers le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. 
L'identité visuelle de RED est composée d'une linéale et comporte des parenthèses.Son nom a été choisi car 
le rouge suggère habituellement l'urgence. Elle donne lieu à un concept typographique totalement novateur basé sur la création de la marque (PRODUCT) RED qui va introduire un partenariat avec les marques les plus visibles (Apple, Converse, Coca Cola, ...) au nom de la bonne cause (un pourcentage ou un montant fixe des profits est donné au Fonds mondial). Le logo du partenaire est positionné entre les parenthèses caractéristiques et RED est placé en exposant. Les marques emblématiques se muent alors en un véritable label fort et engagé. Le logo de RED réussit, par sa simplicité et son originalité, à se fondre littéralement dans les logos des marques les mieux contrôlées pour mettre en valeur la fameuse dominante rouge qui tranche littéralement avec le vert de Starbucks par exemple, ou encore le bleu d'American Express. D'authentiques nouvelles identités visuelles sont ainsi crées et le principe est également décliné sur d'autres produits, tels que des t-shirts aux inscriptions significatives ("INSPI(RED)" , "ADMI(RED)", "INC(RED)IBLE"... ), qui place l'identité visuelle comme la parfaite association entre consumérisme et altruisme.

Baptiste Bourre, DSAA, LAAB Rennes Bréquigny, avril 2012.































L'affiche de cinéma, revue et corrigée par Patrik Svensson

Patrik Svensson est un illustrateur et un graphiste suisse ayant toujours eu une passion débordante pour l'industrie du cinéma. C'est pourquoi il a réalisé une série de posters cinématographiques non officiels (plutôt des hommages) ayant la particularité d'être uniquement conçus avec de la typographie. Ce choix se place dans la suite logique des origines suisses du graphiste; la Suisse ayant toujours été synonyme de haut lieu de la typographie. D'ailleurs, il est important de relever que les constituants essentiels de la typographie Suisse (dite de "style international") sont présents dans son travail : le dépouillement, l'objectivité, les lettres sans-serif, le noir et blanc (souvent présent dans les photographies des affiches suisses) et bien entendu l'utilisation de la typographie qui dépasse le simple statut de texte pour devenir un élément essentiel, un véritable visuel moteur des affiches. Ainsi, Svensson se place dans la continuité des grands tels que Paul Rand ou Jan Tschichold et leur typographies-images asymétriques, mais il lorgne aussi du côté des Calligrammes1 d'Apollinaire dans lesquels la typographie devient véritablement image.
D'un minimalisme percutant, la typographie-image prend soudainement une dimension nouvelle en synthétisant de façon extrêmement claire (là était toute la difficulté) l'ambiance et l'imagerie des films en question. Avec son graphisme épuré, Svensson livre un travail immensément plus efficace et intéressant que n'importe quelle affiche officielle, " photoshopée ", retravaillée, laissant la place à 99,9% aux visages de ses " bankables " acteurs principaux, tous beaux, tous propres... Ici, il n'est plus question de faire écho à un visage adulé de tous et commercialement prometteur, mais de faire appel à des émotions authentiques : de la gravité et de l'horreur (les exécutions de La liste de Schindler, les victimes du tueur de Seven), de l'interrogation (" A qui appartiennent ces pas sur l'affiche de Usual Suspects ? "), de la provocation (les parenthèses de Basinc Instinct ne vous rappellent rien ?), du dynamisme et du mouvement (les initiales de Karate Kid, savamment utilisées pour évoquer les combats)... Svensson joue avec l'imagination du spectateur avec cette volonté de suggestion et de complicité. En effet, celui qui n'a jamais visionné tel ou tel film se questionnera sur le pourquoi du comment; son interrogation va être stimulée par ces mots-images insolites et subtils alors que celui qui connait regardera ces affiches avec des yeux amusés et complices; le regard de celui qui sait déjà, qui a déjà vu mais qui aime se rappeler. En ce sens, son travail peut évoquer celui d'Albert Exergian et ses affiches-hommages aux séries télévisées cultes dans un style minimaliste et évocateur2.

Baptiste Bourre, DSAA, LAAB Rennes Bréquigny, avril 2012.

1. Guillaume Apollinaire, Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre 1913-1916, Mercure de France, 1918.
2. Le directeur artistique Albert Exergian a réalisé une série de posters minimalistes représentant, par des symboles simples, les séries télé les plus populaires. 





 




Hansje Van Halem


L’apparition de l’ordinateur et des nouvelles technologies associées a apporté des changements drastiques dans la manière dont les typographies ont été conçues et utilisées. Les graphistes et typographes craignaient alors que cette mécanisation entraîne la disparition des normes établies et des règles typographiques. Pour répondre à ces évolutions qui menaçaient la façon traditionnelle de travailler des concepteurs graphiques, il était évident qu’ils repensent leur façon de concevoir la typographie. C’est ce que fit Hansje Van Halem, designer graphique originaire d’Amsterdam, passionnée de dessin de lettres, d’édition et d’imprimés de toutes sortes. 

Halem (Hansje Van), affiche pour la galerie W139, 2009.

En 2003, après l’obtention de son diplôme à la prestigieuse Gerrit Rietveld Académie, elle décide de se lancer en tant que designer graphique indépendante. Son travail, basé essentiellement autour de la conception de typographies, se distinguera alors en plusieurs phases. Après l’utilisation presque méthodique de la palette graphique et de la conception infographique, elle se tournera petit à petit vers un univers plus proche des techniques traditionnelles de dessin et investira le médium numérique en parallèle de son travail manuel. Son approche plastique du dessin de lettres devient alors, selon elle, une manière d’entrevoir une liberté de mouvement, une finition beaucoup plus naturelle et moins mathématique. 

Parmi les travaux les plus représentatifs de son univers, l’alphabet complet Doily (2009) confirme son désir de créer manuellement ses propres alphabets. Constitué entièrement de lettres dessinées au stylo à pointe fine, il développe une gestuelle ornementale forte et joue avec les pleins et les vides. Sa déclinaison sous forme d’affiche pour la galerie W139 confirmera l’intensité de ce vocabulaire graphique et la place importante accordée aux détails. Toujours dans un souci de subtilité et d’appréciation de la finesse du dessin de ses caractères, Hansje Van Halem s’efforcera alors de conserver une échelle assez importante et de ne réaliser ses graphismes qu’en noir et blanc, préférant la couleur sur le papier lui-même. Dans la lignée de ce projet entièrement réalisé à la main, l’affiche pour une exposition de Job Wouters à la galerie Schrank8 (2010) justifiera son envie de donner davantage de relief et d’envergure à des objets de communication.

Halem (Hansje Van), affiche pour une exposition de Job Wouters à la galerie Schrank8, 2010.

Halem (Hansje Van), Typographie Doily, 2009.

Alors que certaines typographies semblent être réalisées de manière aléatoire et incontrôlée, elles sont en fait le symbole d’un calcul, d’un rythme et d’une création systémique. On peut le voir notamment à travers son alphabet ForgeType (2006) réalisé pour une commande et appliqué dans un livre. À première vue conçue avec un geste nerveux, cette typographie est en fait le témoin d’une « énergie électrique » dessinée numériquement. 
Elle dépeint alors un ensemble de contrastes, de saturation et de texture.

Cette dernière notion sera d’ailleurs le procédé maître de sa typographie numérique 3D. En effet, l’effet de texture intervient selon elle dans la manière dont sont gérés les noirs et les blancs de la lettre. La 3D permet alors de considérer la lettre comme un objet et d’élargir les règles qu’elle applique au dessin. C’est cette approche d’une nouvelle dimension qui la conduira petit à petit à des expérimentations dans le champ du design d’objet. La couture, le tissage de dentelles, les découpes laser et le dessin de lettres au pyrograveur seront pour elle des moyens de créer une ampleur supplémentaire et de définir un nouveau langage graphique en corrélation avec sa démarche de « plasticienne ».

Aujourd’hui enseignante à la KABK de La Haye, Hansje Van Halem emploie davantage ces textures fibreuses et alvéolées dans le domaine de l’édition. Son approche à la fois moderne et féminine déviendra alors un des piliers de l’art illusoire et de l’ornement qu’elle tendra plus encore à développer.

> Pour aller voir son travail : Hansje Van Halem.

Coraline Gaillard, DSAA, LAAB Rennes Bréquigny, avril 2012.

dimanche 11 mars 2012

Le GELI


Le GELI par Tobias Gutmann, étudiant à l’école d’art de Berne.

Des airs de la Tarzana de la fonderie Emigre, une typo de titrage solide et molle à la fois.

Une typo en capitale, de nombreux glyphes, 130 ligatures open-type, et plusieurs graphies de chaque lettre, la GELI offre un large potentiel de variables. 
Le but de ce designer a été de développer une typographie faite main en numérique. Il a cherché à simplifier son dessin pour lui donner une sorte d’esthétique numérique et une facilité d’usage. La GELI n’est plus seulement une imitation de l’écriture manuelle car il combine la souplesse et l’expressivité de la manuscrite à la rigueur de la typographie. Par un fichier open-type le créateur a souhaité permettre une utilisation très intuitive de cette typographie tout est maitrisable au clavier. Tobias Gutmann a même imaginé un panel de ponctuations et de signes visant à mettre en valeur le texte comme le soulignage ou
l’encadrement, mimant encore l’irrégularité du tracé manuel.

C’est ainsi que Tobias Gutmann nous présente une typographie fantaisiste et amusante
réconciliant fait main et numérique.






lundi 6 février 2012

LES PLUS BEAUX LIVRES SUISSES au Centre Culturel suisse


Le Centre culturel suisse présentait en fin d'année 2011 dans sa librairie du 32 rue des Francs-Bourgeois les trente ouvrages récompensés lors du concours Les plus beaux livres suisses. Ce concours annuel, organisé par l’Office fédéral de la culture, a pour objectif de mettre en valeur des publications au graphisme actuel, mettant en avant une conception typographique particulière, particulièrement significatif du graphisme suisse. Le jury en évalue le design et la typographie, la qualité de l’impression et de la reliure, ainsi que les matériaux utilisés, en privilégiant en particulier l’innovation et l’originalité. Lors de ce passage à la librairie, nous avons pu remarquer l'intérêt majeur et récurrent pour la typographie, dans les différents ouvrages. Celle-ci est utilisée comme un élément de composition à part entière. Elle permet dans un premier temps évident, de hiérarchiser les informations. Dans un second temps, elle compose un visuel à elle seule. C’est par l’outil typographique que le visuel se crée. Les judicieux choix de calage ajouté aux soucis majeur de compositions préfigurent une démarche complète et pointilleuse, empreinte du graphisme suisse. Lorsque l'on regarde plus précisément une production en particulier; Radical Mix, Ulrich Kirchhoff EPF Lausanne, sl. (couverture verte fluo). On peut remarquer la manière d'appréhender la typographie, par l'école suisse; l'accent sur le dépouillement, la lisibilité et l'objectivité. Les éléments se distinguent par une mise en page asymétrique, l'utilisation de grilles, de polices de caractères sans-sérif, et l'alignement à gauche du texte, dont le bord droit est laissé irrégulier. La typographie ici est utilisée comme élément principal et structurant de l'ouvrage éditorial, en plus de son utilisation classique pour la compréhension de données écrites.
Cette exposition nous donne donc un aperçu du style typographique Suisse, figure d'un graphisme axé sur la typographie comme éléments structurants.

Marie Lesven,  DSAA, LAAB Rennes Bréquigny, janvier 2012.